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Un blog pour se tenir au courant de la vie de la maison diocésaine Saint-Paul, à Moulins.

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Saint Benoît Joseph Labre

A l'occasion de ces Fêtes Pascales, j'aurais pu choisir de vous parler cloches, célébrations ou chocolats.

Mais je préfère évoquer la mémoire toujours vivace de Saint Benoît Joseph Labre, dont le nom sera celui de la future chapelle de la Maison Saint-Paul. future-chapelle.jpg

Un nom à la fois exigeant tant le personnage a voué sa vie au Seigneur et aux autres de la plus belle des façons mais en même temps porteur d'un formidable message d'espoir pour notre époque.bernard-201.jpg






Mort un mercredi saint le 16 avril 1783
, à l'âge de 35 ans, béatifié en 1860 par Pie IX, canonisé en 1881 par Léon XIII, le saint patron des célibataires, des mendiants, des pèlerins, des itinérants a, par sa courte mais intense vie, marqué les esprits de bien des générations.







Né le 26 mars 1748 à Arnettes dans l'Artois, il est l'aîné d'une famille de quinze enfants. Accueilli à l'âge de douze ans chez son oncle le curé d'Erin
, qui lui donne une éducation visant son entrée au séminaire, Benoît Joseph Labre  renonce à la prêtrise, « ayant peur de perdre son âme en sauvant celle des autres ».

Commence alors son errance de monastère en monastère. Après avoir été refusé par l'ordre de la Trappe, il fait une tentative dans l'ordre des Chartreux, dont il est chassé comme n'ayant pas la vocation spécifique de cet ordre.

Ses pas le guident alors, en 1769, vers l'abbaye de Sept-Fons, près de Moulins. Admis comme postulant, le 11 novembre il prend l’habit des mains de dom Dorothée Jalloutz et reçoit le nom de frère Urbain. Cependant, la parenthèse est courte, car rapidement, Benoît Joseph s'impose des privations, non prévues par la Règle, aggravant sa santé déjà fragile. Torturé par ce scrupule qui s'empare de lui quant à sa réelle capacité à répondre à l'appel du Seigneur, le maître des novices décide de le faire admettre à l'infirmerie du monastère où le soigne le frère Justin Richard.

abbaye-septfons.jpg

Le 2 juillet 1770, Benoît Joseph reprend son bâton de pèlerin, à la demande de l'Abbé qui eut cette phrase : "Dieu vous attend ailleurs". La spiritualité mariale du lieu le marquera cependant fortement durant le reste de sa vie.

 Il se rend alors à Paray-le-Monial, puis à l'approche de Lyon, à Dardilly, Pierre Vianney, le grand-père de jean-Marie Vianney, celui que l'on appellera le curé d'Ars, offre son hospitalité à ce vagabond.


Celui qui n'a pu et su trouver refuge au sein des communautés religieuses devient un petit parmi les petits, errant, mendiant.  Le produit de sa mendicité va le plus souvent à d'autres pauvres, ce qui lui vaut une réputation de sainteté.
Il décide de ne plus se laver, par mortification. Une saleté qui deviendra avec le temps proverbiale. 

Après être allé de sanctuaire en sanctuaire, Benoit Joseph Labre se fixe enfin à Rome en 1778.

Après six ans de vie dans la capitale romaine, il apparaît malade, affaibli, les traits ravagés. Le printemps 1883 sera son dernier. Alors qu'il insiste pour participer aux offices du Mercredi Saint, à Sainte-Marie-des-Monts, il s'écroule et c'est chez l'un des ses amis qu'il rendra l'âme, enfin apaisé.

L'annonce de sa mort est immédiate et répandue dans toute la ville par les enfants qui crient : "Il est mort le Saint!"

Les gens se précipitent pour voir et toucher le corps, à tel point que les célébrations doivent être momentanément interrompues. Son corps sera déposé au tombeau le soir de Pâques. Et son procès en béatification débutera un mois plus tard.

Si vous voulez en savoir plus sur la vie de cet homme, je vous laisse la découvrir à travers trois sites (mais il y en a bien d'autres). Tout d'abord, celui des frères et soeurs de saint Benoît Joseph Labre http://www.fraterstbenoitlabre.com/accueil.htm

Vous pouvez également vous référer au site des amis de Saint Benoît Joseph Labre 
http://amis-benoit-labre.site.voila.fr/

Et bien sûr, je n'oublie pas  l'abbaye de Sept-Fons dont je vous glisse une petite image pris sur ma boîte de Germalyne©! A noter que la photo de Saint Benoî Joseph Labre est un portrait sur bois que vous pouvez trouver à l'abbaye de Sept-Fons. http://www.abbayedeseptfons.com/


 Et pour terminer un tour loin d'être complet, voici le poème qu'un autre malmené de la vie et admirateur du Benoît Joseph, Paul Verlaine a écrit à l'occasion de la canonisation du saint le 8 décembre 1881.

SAINT BENOIT-JOSEPH LABRE

Comme l'Eglise est bonne, en ce siècle de haine
D'orgueil et d'avarice et de tous les péchés,
D'exalter aujourd'hui le caché des cachés
Le doux entre les doux à l'Ignorance humaine.

Et le mortifié sans pair que la Foi mène
Saignant de pénitence et blanc d'extase, chez
Les peuples et les saints qui, tous sens détachés,
Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,

Comme un autre Alexis, comme un autre François
Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
Pratiquant la douceur, l'horreur de l'Evangile !

Et pour ainsi montrer au monde qu'il a tort
Et que les pieds crus d'or et d'argent sont d'argile
Comme l'Eglise est bonne et que Jésus est fort !

Paul Verlaine - "Souvenirs"


Bonnes Fêtes de Pâques à tous!

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