Un blog pour se tenir au courant de la vie de la maison diocésaine Saint-Paul, à Moulins.



Celui qui n'a pu et su trouver refuge au sein des communautés religieuses devient un petit parmi les petits, errant, mendiant. Le produit de sa mendicité va le plus souvent à d'autres pauvres, ce qui lui vaut une réputation de sainteté.
Il décide de ne plus se laver, par mortification. Une saleté qui deviendra avec le temps proverbiale.
Après être allé de sanctuaire en sanctuaire, Benoit Joseph Labre se fixe enfin à Rome en 1778.
Après six ans de vie dans la capitale romaine, il apparaît malade, affaibli, les traits ravagés. Le printemps 1883 sera son dernier. Alors qu'il insiste pour participer aux offices du Mercredi Saint, à Sainte-Marie-des-Monts, il s'écroule et c'est chez l'un des ses amis qu'il rendra l'âme, enfin apaisé.
L'annonce de sa mort est immédiate et répandue dans toute la ville par les enfants qui crient : "Il est mort le Saint!"
Les gens se précipitent pour voir et toucher le corps, à tel point que les célébrations doivent être momentanément interrompues. Son corps sera déposé au tombeau le soir de Pâques. Et son procès en béatification débutera un mois plus tard.
Si vous voulez en savoir plus sur la vie de cet homme, je vous laisse la découvrir à travers trois sites (mais il y en a bien d'autres). Tout d'abord, celui des frères et soeurs de saint Benoît Joseph Labre http://www.fraterstbenoitlabre.com/accueil.htm
Vous pouvez également vous référer au site des amis de Saint Benoît Joseph Labre http://amis-benoit-labre.site.voila.fr/
Et bien sûr, je n'oublie pas l'abbaye de Sept-Fons dont je vous glisse une petite image pris sur ma boîte de Germalyne©! A noter que la photo de Saint Benoî Joseph Labre est un portrait sur bois que vous pouvez trouver à l'abbaye de Sept-Fons. http://www.abbayedeseptfons.com/
Et pour terminer un tour loin d'être complet, voici le poème qu'un autre malmené de la vie et admirateur du Benoît Joseph, Paul Verlaine a écrit à l'occasion de la canonisation du saint le 8 décembre 1881.
SAINT BENOIT-JOSEPH LABRE
Comme l'Eglise est bonne, en ce siècle de haine
D'orgueil et d'avarice et de tous les péchés,
D'exalter aujourd'hui le caché des cachés
Le doux entre les doux à l'Ignorance humaine.
Et le mortifié sans pair que la Foi mène
Saignant de pénitence et blanc d'extase, chez
Les peuples et les saints qui, tous sens détachés,
Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,
Comme un autre Alexis, comme un autre François
Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
Pratiquant la douceur, l'horreur de l'Evangile !
Et pour ainsi montrer au monde qu'il a tort
Et que les pieds crus d'or et d'argent sont d'argile
Comme l'Eglise est bonne et que Jésus est fort !
Paul Verlaine - "Souvenirs"
Bonnes Fêtes de Pâques à tous!