Un blog pour se tenir au courant de la vie de la maison diocésaine Saint-Paul, à Moulins.
"Puissent ces quelques pages augmenter chez les croyants leur amour et leur confiance en marie, et chez les artistes indifférents, l'estime particulière que chacun, dans tous les temps, a professée pour l'antique et miraculeuse image de Notre-Dame de Moulins"
Ces lignes ne sont pas de ma plume mais de celle d'un homme que nous connaissons bien à la Maison Saint-Paul : le chanoine Clément.
Si, si, rappelez-vous, le pensionnat de la Madeleine, ces débuts au XIXe siècle et son aumônier, le chanoine, par ailleurs, érudit historien du Bourbonnais.
Après s'être attaqué à la Vierge de St Germain des Fossès, l'homme avait donc choisi d'offrir un petit documentaire sur la Vierge Noire de Moulins en 1897. Un livre de 131 pages, index bibliographiques compris au prix de 2 francs salué par la presse spécialisée comme en témoigne les articles ci-joints (une façon de tester votre vue, sinon la loupe fonctionne aussi). Un livre tombé entre mes mains comme un petit miracle à quelques jours du centième anniversaire du couronnement de la Vierge Noire, le dimanche 27 juin, à la cathédrale.
En voici d'ailleurs la couverture sur laquelle on peut observer la cathédrale de Moulins offerte à Notre-Dame par Mgr de Dreux-Brézé, mais aussi la dévotion des habitatns de Moulins envers la Madone, figurée par la ville en prière offrant une couronne.


Et c'est donc grâce à un pensionnaire de la maison actuel dont la modestie ne souffrirait pas d'être cité nommément dans cet article que je dois d'avoir en ma possession temporaire les ouvrages du chanoine sur la question. je dis "les", car il me fut remis la version définitive et la version de travail annotée et dont je vous livre un exemple d'écriture du chanoine (et j'ai un instant sincèrement plaint les relecteurs).
"Les petits commencements des grandes choses échappent aisément à l'histoire", rappelait en préambule le chanoine.
Selon l'historien, cette Vierge noire fut donc trouvée dans les fours des potiers gallo-romains du champ Lary, près de Toulon (Allier). Il écarte la coutume qui veut que la statue ait été rapportée de Jérusalem par les sires de Bourbon qui avaient pris part à la croisade.
Je passerais sous silence le rôle du bon duc Louis II dans l'édification d'une chapelle pour la Vierge à Moulins, afin de me concentrer uniquement sur cette Vierge Noire.
Cette statue se situait avant la Révolution au-dessus du maître autel d'où elle dominait le choeur. Pendant la période révolutionnaire, elle fut sauvée par "un brave catholique, cordonnier de son état, M. Brigandier" qui habitait une des petites maisons collées à la cathédrale et qui la cacha dans sa cave.
Lors de son extraction, trois ans plus tard, son état de conservation exceptionnelle fut regardé comme un miracle. Elle repris sa place au chevet de la cathédrale, derrière le maître autel où se dresserait aujourd'hui, si les plans n'ont pas changé la statue de saint Antoine de Padoue.. Plus tard, elle fut transportée dans une chapelle latérale, celle en 1897 du Saint-Sacrement.
Au XXIe siècle, elle a gagné les tréfonds secrets de la cathédrale, juste en face du triptyque.
Afin de ne pas émousser votre degré d'attention, je vous retrouve demain pour une description plus avant des caractéristiques physiques de la Vierge.