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Un blog pour se tenir au courant de la vie de la maison diocésaine Saint-Paul, à Moulins.

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Le mythe du Reray

Si vous avez moins de 65 ans, que vous n'êtes pas originaire de l'Allier et que vous n'êtes pas un garçon, il est fort probable que le Reray ne vous inspire pas grand chose. Et pourtant, pour nombre de curés aujourd'hui à la retraite, ce nom fleure bon leur enfance et leur adolescence, tout en rappelant les souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale. Un véritable mythe, même aux dires de certains...

En proposant de revenir sur les pas d'un passé pas si lointain que cela, Marie Louise Lapillonne a visé juste dans le coeur des prêtres du diocèse. En goguette durant une journée, loin de toute méditation, une quinzaine d'entre eux s'est offert un petit break bienvenu. Avec Gabriel à leurs trousses bien évidemment!

D'où ce mini reportage en deux parties.

Avant d'opérer ce petit retour dans le passé, je vous délivre ce petit rappel (car c'est bien un rappel, n'est-ce pas?) de ce qu'est le grand séminaire et le petit séminaire, désignation du Reray.
Tout d'abord appréciez la poésie de ce mot séminaire, du latin seminarium, « pépinière », et de la racine semin-, « graine, principe vital »). Une pépinière de prêtres, d'hommes de foi... tout un programme habilement repris dans ce petit document du Reray (un cadeau de Monseigneur qui, en ce moment s'occupe avec attention de ses vignes, bien décidé à les voir prospérer sous ses fenêtres).






































Je continue mes explications (piquées, je le reconnais sur Wikipédia) :

En France, le séminaire proprement dit est appelé Grand séminaire. Par opposition, le Petit séminaire est une école de niveau secondaire (collège, lycée) qui forme aussi bien des futurs séminaristes du grand séminaire que des élèves qui resteront laïcs. Le terme et l'institution sont désuets en Europe, mais le petit séminaire a eu une grande importance sociale jusqu'au milieu du vingtième siècle. C'était souvent l'un des seuls moyens de s'instruire pour les enfants intellectuellement doués vivant à la campagne, que les curés de paroisse repéraient et dont l'Église prenait en charge les années d'études secondaires, en proposant aux meilleurs d'accéder au grand séminaire. C'est aussi au petit séminaire que la petite bourgeoisie catholique envoyait de préférence ses garçons pour qu'ils reçoivent une éducation classique de qualité dans un milieu moralement protégé. L'internat était la règle et la discipline rigoureuse.

Donc, résumons, durant une journée Gabriel a côtoyé la fine fleur de l'intellect bourbonnais des années 30 et 40. Et Dieu m'est témoin qu'ils n'ont perdu ni de leur mémoire, ni de leur humour, ni de leur entrain, en dépit des cannes, et des signes du temps.

Quant à l'histoire du Reray (qui précède en fait le petit séminaire de la maison Saint-Paul), il se place dans la succession de l'institution du sacré Coeur de Moulins, elle-même résultant de la fermeture du Petit séminaire d'Yzeure en  1880.






















Le Petit séminaire du Reray ouvre une première fois ses portes en 1894 et vit grâce au mobilier de l'institution du Sacré Coeur. Une première période qui dure 13 ans, conséquence de la loi Combes de séparation de l'église et de l'Etat. Le petit séminaire revient au Sacré-Coeur et durant ce temps, le Reray est occupé de 1925 à 1931 par des bénédictins de Saint-Wandrille.

En  1931, deuxième ouverture du Reray en petit séminaire. A sa tête vont se succéder Paul Chevrier (1886-1968) , suivi de Charles de Provenchères (nommé évêque en janvier 1946) et enfin du chanoine Brugnaud jusqu’à la fermeture de l'établissement en 1951. Date à laquelle le Reray devient maison de repos des prêtres.

En 1964, l'évêché vend le site à M. Constantin qui ouvre un établissement médico-pédagogique puis médico-professionnel, toujours en place en 2009.






































Cette belle bâtisse (un château de la fin du XIX e siècle ayant lui même remplacé un ancien manoir) a donc longtemps résonné des cris des jeunes garçons et pour certains futurs prêtres.



















Et ceux-ci n'ont rien oublié.









































Il suffisait de voir leurs yeux pétiller au passage des dortoirs, se rappelant des gants gelés en hiver pour la toilette, de l'unique feu allumé durant cette période, la nuit de Noël, des orties devenues épinards pour les repas, de la statue de la Vierge, de la mare et ses parties de glissades sur l'eau gelée, des soeurs infirmières, installées dans la laverie, des jardins (encore en place aujourd'hui), des pommes de terre, nourriture des temps de guerre ou de carnaval organisé par les soeurs alsaciennes. Sans oublier les cloches sonnées le jour de la Libération, cloches qui doivent encore porter le nom de ceux qui la sonnèrent, écrit au feutre (la vérification ne devrait pas tarder à être faite).




















Bien sûr, tout n'est pas exactement comme dans les souvenirs, à commencer par l'église, devenue depuis débarras et pendant quelques temps, salle d'escalade. Une église qui a vu célébrer un grand nombre de messes, dont celle de Minuit. Aujourd'hui, l'autel n'est plus, mais il se pourrait qu'un jour, cet endroit retrouve sa vocation première. A suivre donc...



































Une chose, en tout cas, semble avoir changé en bien selon plusieurs anciens élèves : la nourriture. Entre une soupe matin et soir et un plat à midi (sans oublier cependant les jours de fête un bon gâteau à la crème!), nombreux ont été ceux à apprécier le petit apéritif soigneusement concocté par la maison.












Quant à la suite de la journée, quelques heures encore d'impatience et vous découvrirez une joyeuse tablée et un compagnon de chemin nommé Jacques Paris qui s'est découvert de nouveaux fans, prêts à embarquer sur ses gabarres...



   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
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O
<br /> oui c est bien moi armand ordonneau j ai paser 9 ans de ma jeunesse au reray de 1965 a 1974 . j aurais bien voulu discuté avec vous rdv sur facebook a bientot armand<br /> <br /> <br />
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O
<br /> moi c est ordonneau armand je suis arrivé en 1965 une nuit de novembre a la gare de villeneuve sur allier et c est monsieur leonard qui est venu maintenant je suis fonctionnaire a la ville de paris<br /> marie et j ai 6 enfants mon msn armand75009@hotmail.fr a bientot j espere armand<br /> <br /> <br />
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M
<br /> J'ai enseigné au Réray de 1963 à 1970. Je m'appelais Marguerite Béguin. J'ai bien connu Ordonneau dont je me souviens plus du prénom. J'aimerais bien avoir de ses nouvelles. Marguerite picot<br /> <br /> <br />
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O
<br /> j ai passée 10 ans au réray de 1966 eet 1974 j ai fait mon bateme la bas ma communion privé ma profession de fois par l eveque francis albert de moulin et ma coimmunion solanelle . j ai trouvé ctte<br /> endroit trs magnifique et je garderaqi de tres bon souvenir de c chateau armand<br /> <br /> <br />
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