Quand d'autres moissonnent les champs de blés, à la maison Saint-Paul on préfère labourer les champs de bitume!
Pour la bonne cause bien sûr! Non seulement l'ilôt de verdure planté devant la façade avant de la maison a disparu (voir les épisodes précédents), mais désormais la terre, longtemps support du parking et de la voie attenante vient de prendre à nouveau l'air.
Et ce, grâce à une machine dévoreuse de bitume.
Une vraie tête de dragon des temps modernes qui armée d'une énorme fraise (imaginez celle de votre dentiste 1 million de fois plus grosse!) avait pour mission de faire sauter tous les alentours, jusque devant l'escalier de secours de RCF.
D'où un dénivellement évident entre l'allée du futur cloître (qui pourrait perdre un peu en vitrages mais ça c'est une autre histoire...) et l'ancien parking.
Pour évacuer cette terre sur le futur parking, deux camions se sont relayés, avec la complicité d'un tractopelle durant toute une journée.
Le résultat est troublant, car il remet à plat, et peut-être à mes yeux pour la première fois tout ce que nous connaissions de la maison Saint-Paul.
Et cela nous permet d'envisager les aménagements paysagers parmi les plus audacieux (enfin je l'espère...).
Petit clin d'oeil au passage, car si le spectaculaire prend le pas sur l'ordinaire, celui-ci n'en a pas moins son intérêt.
Comme le béton coulé sur le passage du cloître et dont la consistance me fait indubitablement penser aux Malheurs de Sophie et à l'épisode des bottines dans la chaux (les anciens se souviendront. Quant aux plus jeunes, et bien profitez des vacances pour découvrir que les enfants dissipés, ça ne date pas d'aujourd'hui!). A noter encore que pour la première fois, je vois une femme sur le chantier, et en plus, c'est à elle que revient le maniement de la bétonneuse et... son nettoyage!