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Un blog pour se tenir au courant de la vie de la maison diocésaine Saint-Paul, à Moulins.

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Une Normande chez les Bourbonnais


J'ai toujours pensé que les murs des vieilles maisons recelaient de rires, de peines, mais aussi de visages et d'âmes. Comment occulter, à la maison diocésaine Saint-Paul celles qui ont marqué l'histoire du lieu pendant plus de 75 ans, les soeurs de Notre Dame de la Fidèlité?

Ainsi commence ma série sur cette époque où la maison Saint-Paul était un pensionnat de fillettes et de jeunes filles et ce, dès 1873.

Mais au fait, savez vous qui est la fondatrice de cette congrégation? Il m'arrive de croire que le destin nous pousse à réaliser certaines choses et là plus encore. Alors que je recevais il y a quelques jours une liasse de documents et de photos sur l'histoire de ce lieu, remise et annotée aimablement par une ancienne élève, Madame Landrière (que je remercie du fond du coeur), mes recherches m'ont porté sur le site internet de la congrégation de Notre-Dame-de-la-Fidélité.


Une congrégation qui fêtera les 150 ans de la mort, le 27 et le 28 avril prochain dans le diocèse de Caen (http://catholique-bayeux-lisieux.cef.fr/ - Allez sur le lien "Vie religieuse") de Mère Sainte Marie, Henriette Le Forestier d'Osseville (1803 - 1858) fondatrice de la Congrégation « Notre-Dame de Fidélité ", et éducatrice hors normes.

Cette femme méconnue a pourtant une histoire captivante. Née au XIXe dans une famille d'ancienne noblesse, elle reçoit, avec ses 5 frères et soeurs une éducation favorisant l'épanouissement de la personnalité des enfants. Ses parents, le comte Théodose Le Forestier d'Osseville et son épouse Anne de Valori veillent à ce que liberté et exigence soient justement répartis, tout comme à la qualité de l'éducation religieuse.  
Souffrant d'un handicap qui la gênera toute sa vie, elle décide de tout quitter pour se consacrer aux orphelins. Un chemin difficile car elle subit calomnies et souffrances, poussée en permanence à abandonner son engagement.

Joachim Bouflet, spécialiste d'histoire des mentalités religieuses et consultant auprès de la Congrégation de la cause des saints, lui a consacré un ouvrage, paru en  2006, aux Editions Le Sarment,
Mère Sainte Marie Henriette le Forestier d’Osseville une éducatrice pour aujourd’hui.
(Je vais donc tenté de me le procurer).




Quant à la fondation de la congrégation, je m'en réfère à un article paru dans le bulletin de l'association amicale de la section diocésaine de Moulins.

Le 3 avril 1826, dans le sanctuaire de Notre-Dame de la Délivrande (Normandie) se produisit la guérison miraculeuse de la soeur d'Henriette d'Osseville. leur père s'écria alors : "Je ne mourrai content que si quelque établissement pieux à la Délivrande laisse un monument éternet à ce que nous devons à Dieu". Et c'est ainsi que fut créé le premier orphelinat le 26 février 1831. 
Une fondation qui ne fut cependant pas sans difficultés, à tel que point que la future Mère Sainte-Marie se desespérait.
Il fallut un autre signe de la Vierge pour la conforter. Le 15 août 1829, prosternée devant Notre-Dame de la Délivrande, elle entendit ces mots au fond de son coeur :  
"Je suis la Vierge Fidèle, ne crains rien; la fondation projetée aura lieu malgrè mille obstacles et je serai fidèle à ceux qui, dans cette maison, m'honoreront sous ce titre".

Quant au lien qui unit la maison diocésaine Saint-Paul dans l'Allier à cette fondation normande, il est le fait de Laure d'Espinasse qui prononça ses voeux et se plça sous la protection de la Vierge Fidèle. Devenue Mère Saint-Louis de Gonzague, elle arriva en 1873, à la Magdeleine pour devenir la première Supérieure de ce pensionnat de jeunes filles. Je vous glisse d'ailleurs une photo de Mère Saint-François d'Assise, autre supérieure de la Magdelaine, pendant les années 30-40 que les enfants appelaient "Ma bonne Mère".



Si cette congrégation n'est plus présente en tant qu'éducatrice sur l'Allier, elle a cependant essaimé et compte aujourd'hui 12 établissements : le collège et lycée Jeanne d'Arc, à Bayeux, le lycée technique et un foyer d'étudiantes à Caen, le centre scolaire Jeanne d'Arc à Champagnole, un foyer d'étudiantes à paris, un IME à Pigeon-Mortagne (Orne)  , et cinq établissements répartis en Grande-Bretagne, en Italie et à Bruxelles.

Il me reste encore beaucoup d'histoires à vous narrer. Alors restez à l'écoute! Et puis, dernier aparté, pourquoi ne donnerions-nous pas à un des lieux de la maison Saint-Paul, le nom de Mère Sainte-Marie ou celui de Mère Saint-Louis-de-Gonzague? La proposition est lancée, à vous de la saisir...

 

 


 

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J
Vite ! vite ! la suite !
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J
Ce blog, c'est que du bonheur ! Créer du lien avec de l'histoire, ou des histoires, c'est super ! Une vieille maison revit ou continue à vivre et devient une maison de famille. J'aime autant votre style que les sujets ... et votre humour ! So long ! et Merci !
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G
<br /> Voilà donc ma mission non seulement accomplie mais aussi encouragée par de tels mots! J'aime les histoires, autant les lire que les raconter, et promis, vous devriez avoir de quoi vous réjouir dans<br /> les prochaines semaines!<br /> <br /> <br />