Un blog pour se tenir au courant de la vie de la maison diocésaine Saint-Paul, à Moulins.
Lorsque vous êtes de jeunes parents, tout frais émoulus, les yeux plein d'étoiles de ce que vous venez de réaliser, vous êtes loin d'imaginer que ce bambin souriant dans son landau deviendra un adulte.

Que cet adulte choisira de consacrer sa vie à Dieu, après avoir fait de brillantes études d'anglais.
Que ce jeune prêtre encore timide, mais déjà apprécié de ses ouailles revêtira un jour la couleur violette de l'évêque (et qui sait, un jour davantage...).
Et enfin, encore moins, qu'il aura un jour 60 ans, un anniversaire qu'il fêtera entouré de ses proches et de tous ceux qui, au coeur de la Maison diocésaine Saint-Paul le considèrent à leur tour comme un père (avec et sans majuscule). 


Je vous l'accorde, Monseigneur ne fait pas ses 6x10 ans ou ses 6 ans x10, c'est selon.
Mais c'est bien à un peu plus de 18 heures, un 14 janvier 1951 que le petit Pascal Roland a poussé son premier cri.
Soixante ans plus tard, c'est un merci sincère et pour le moins ému qui est sorti de sa gorge.
Car, voyez-vous, à la Maison saint-Paul, nous sommes passés maître es surprises. D'ailleurs, je pense que nous pourrions nous reconvertir sans mal en la matière. Depuis plusieurs semaines, à coup d'enveloppes cachetées et de messes basses, les couloirs bruissaient des préparatifs.


Les uns en charge de prévenir les amis les plus proches, les autres de commander le gâteau, sans oublier les chargés de la mise en fleurs, de la table, du repas, de la messe et bien sûr de l'agenda de Monseigneur, bien chargé en cette matinée.
Avouons-le, Monseigneur a bien eu quelques doutes lorsque nous avons avancé d'une demi- heure la messe de la mi-journée. Mais de là à deviner ce qui se passait...Soigneusement coaché par notre bienveillant vicaire général, chargé de détourner son attention, il a découvert un auditorium tout acquis à sa cause.









Le petit choeur de la Maison Saint-Paul s'en est, quant à lui donné à coeur joie, sous la baguette d'Anne, une chef d'orchestre particulière, en l'occurrence secrétaire alors pour quelques jours encore de Monseigneur, avant de prendre une retraite méritée (mais ceci est une autre histoire que je vous raconterais une autre fois).

Quant au repas, chacun avait fait valoir son talent. Le menu parle de lui-même (sans compter un apéritif qui avait de quoi mettre en appétit) :
Compotée de lapin
Terrine de saumon
Chiffonade de jambon cru
Gourmandin d'aiguillette de poulet
et sa compotée de pommes poires raisins
Gratin dauphinois
Plateau de fromage
Croustillant et Millefeuille










Mais, je le sens, vous attendez tous la pièce maîtresse de cet anniversaire. Je n'oserais pas traiter Monseigneur de pièce, donc il s'agit en effet de son gâteau. Derrière l'innocence d'un titre "Croustillant et Millefeuille", rien moins que la reproduction en meringues de la Maison Saint-Paul, avec quelques clins d'oeil que je vous laisse apprécier. 







Je vous laisse sur cette photo de Monseigneur qui prouve que ce jeune sexagénaire est loin d'être à bout de souffle et je vous retrouve dans quelques heures pour vous livrer les derniers clichés et quelques insolites de cet anniversaire pas tout à fait comme les autres...